magic waste

Le projet se veut représentatif d’une vision consciente et responsable de l’impact de l’homme sur l’environnement, que ce soit vis à vis du changement climatique ou de sa production de déchets. Il a pour intention de soigner un site abimé par nos modes de vie, à la fois physiquement à l’échelle locale, mais aussi conceptuellement en servant d’exemple à une échelle plus globale.

Il soumet deux objectifs:
+ revaloriser un paysage maltraité et éclectique pour qu’il soit cohérent avec les efforts de cohabitation homme-nature pratiqués sur le reste de la presqu’île. Repenser les usages qui s’y trouvent et le rendre accueillant pour les hommes comme pour les écosystèmes. C’est donc aussi préparer le site à la montée des eaux, le soigner pour qu’il puisse être support de vies. Le niveau du terrain naturel se situe en moyenne à seulement un peu plus d’un mètre au dessus du niveau de la mer.
+ réévaluer, reconsidérer le place du déchet dans le mode de vie de chacun. Valoriser les déchets et montrer comment ils sont voués à des destins multiples et cycliques. On se trouve ici au pied d’un monticule de 250m de coté (soit plus de 6 hectares) qui est le produit d’une accumulation insouciante et collective des déchets sur un site naturel, à la vue de tous.

+ projet de fin d'étude, école d'architecture de marseille

// hyères / presqu'île de giens (83)
// école nationale supérieure d'architecture de marseille
// enseignants: florence sarano, mathtias cambreling

// architecture, réemploi, recyclage, montée des eaux

Le projet est une ressourcerie, qui se compose de trois espaces.

Le premier est l’espace de collecte, on y décharge à l’arrière, du haut d’une rampe les déchets broyables et facilement transformable : les plastiques et les branches végétales. Ces matériaux sont triés et broyés, puis mis à disposition en libre service dans des cuves sur la façade sud du bâtiment.

Ensuite on a l’atelier. Ici on a tout l’outillage et les conseils éclairés de l’équipe de la ressourcerie pour venir réparer et transformer des objets personnels défaillant, ou abimés.

Enfin on a l’espace d’exposition et d’échange ou vente des objets. C’est là qu’on pourra observer une partie des créations faites dans l’atelier, mais aussi déposer, échanger, acheter des objets d’occasion. Ce serait aussi un lieu qui accueillerait des expositions en lien avec le projet. L’espace est organisé par un plan libre en rdc et en mezzanine pour plus de flexibilité dans la scénographie.

Concernant l’aménagement paysager, le projet a pour objectif de soigner le site, et de le rendre progressivement propice à la vie végétale et animale. Actuellement, on estime l’élévation du niveau de l’eau d’un mètre pour 2100. A ce stade, la moitié du terrain sera immergée, il s’agit donc de laisser un sol accueillant sur lequel pourra l’écosystème du marais pourra se développer. On prévoit donc au nord des bâtiments (la partie qui sera immergée en premier), des bassins peu profond sur lequel on va planter les essences qui poussent en eau saumatre. Chaque bassin aurait sa profondeur, et les espèces de plantes qui vont avec. Le but est d’installer différentes espèces sur place, pour qu’elles se répandent sur le site progressivement au fil de la submersion.

Le reste du site doit donc se préparer à accueillir ces espèces. On va donc graduellement briser l’enrobé qui se trouve sur place pour aérer les sols et permettre à l’eau de s’y infiltrer et à la végétation de se développer. Graduellement parce que la surface à traiter est gigantesque et qu’on prépare le terrain pour dans quelques décennies. On prépare le sol pour la fin du siècle, et le désenrobage servira de barre de progression : chaque année on vient gratter quelques centaines de mètres carré, et on signifie ainsi la progression de la montée des eaux. Cette action à la prise de conscience générale du phénomène. J’ai décomposé ici l’aménagement en plusieurs étapes. Le plan est structuré par la trame du salin qu’on vient prolonger. Ce choix préfigure l’avenir du site (qui deviendra lui aussi étendue d’eau salée), et l’inscrit dans une continuité avec les salins. Et dans chaque parcelle, on remplace graduellement des tranches d’enrobé de 5m de cotés par un espace jardiné.

Les blocs d’enrobé extraits du sol, et les petits éléments maçonnés présent dans le magic world sont réutilisés pour fabriquer le mobilier du parc, en les intégrant dans des éléments en gabion. Le gabion a l’avantage d’être zéro-impact, facilement déplaçable, modulable, vidable, re-remplissable… Ce qui permettra un démontage total des installations au moment de quitter le site.